25 nov. 2011

À ce moment précis, il y a 6 470 818 671 personnes dans le monde[...]et parfois, il ne vous en faut qu'une seule.



He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

20 nov. 2011



‎"Je suis désolé d'avoir perdu mon sang froid le soir où Louis t'avais demandé en mariage, je suis désolé de ne pas t'avoir attendu plus longtemps à l'Empire State Building, je suis désolé de t'avoir traité comme un objet, je suis désolé...je ne t'ai pas dit que je t'aimais quand je savais que c'était le cas...mais par dessus tout je suis désolé d'avoir renoncé à nous deux quand tu ne l'as jamais fait"

Chuck Bass



6 nov. 2011

Talk to me.

La juste vérité, la pure, dure et simple vérité, c'est que j'ignore totalement où je vais, je sais pas où va me mener l'été de ma majorité. Y'a pas si longtemps, j'ai échoué dans la chose que je maîtrisais la mieux. J'avais des projets, j'étais pleine de convictions. Mais si je t'ai perdu toi, si j'ai perdu à ce jeu d'enfant, qu'est-ce que je vais pouvoir réussir?
Si y'a une chose que j'ai apprise de cet échec, ce misérable échec, c'est qu'on est bien trop jeune à seulement dix-sept ans pour être convaincu de ce que l'on fera ou même sera dans à peine cinq ans. Après tout, c'est quoi cinq ans dans la vie d'un homme? Rien me direz-vous, mais dans ma vie, dans nos vies, nos jeunesses, c'est une période très rapide, peut-être même excessivement rapide. En cinq ans, certains ratent leurs examens, d'autres ont des enfants avant même de ne plus en être un. Certains reprennent l'entreprise familiale. Mais d'autres, passent cinq ans, tels des étrangers parce qu'ils n'ont pas eut assez de temps pour réfléchir à ce qu'ils étaient avant même de savoir qui ils deviendraient. On nous dit toujours que la majorité, c'est la fin de l'adolescence, de l'enfance, de la jeunesse insouciante et le début de la pénible vie d'adulte. Vous dites toujours qu'à dix-huit ans, on commence à peine à devenir mature, alors comment voulez-vous qu'à seize, nous choisissons que faire et qui devenir?
Beaucoup de choses ont changé dans mon monde, ma bulle, mon confort d'enfant. Je rêve de partir tout en ignorant ce qu'il se passe dehors. Je crois que tous les enfants rêvent de partir, de s'évader. Nous ne vivons plus dans une société. Ce sont de minables blasphèmes. Une société est un groupe de gens, un peuple, capable de vivre en communauté. De nos jours, les gens sont des étrangers partout où ils vont. Les gens sont méfiants, voir même parfois méchants. Tous les enfants rêvent de partir, car les adultes détruisent leur puéril monde de bisounours. Tous les enfants rêvent de partir car il veulent rester des enfants.
Alors vous me parlerez sans doute de ces phénomènes de société dont tout le monde discute. Vous tergiverserez sur ces petits qui font tout de plus en plus tôt... Mais c'est en parti de votre faute... Vous les livrez à eux même, vous détruisez ce paradis de bisounours. Vous leur demandez d'agir en adulte. Malheureusement, c'est ça des adultes. Ce sont des hommes dépassés par les évènements de la Terre et de leurs vies. Des personnes qui ne prennent pas le temps de s'arrêter cinq minutes pour observer les vagues se briser sur les murs, ou même pour écouter ce bruit, mélangé au vent, qui vous donne la sensation d'être bercé.
Ce soir, comme depuis deux jours, il pleut. Il pleut, et tout ce que vous trouvez à redire, c'est que cela est une "catastrophe".
Avez-vous déjà prit le temps d'ouvrir la fenêtre, juste quelques minutes, afin de sentir cette odeur de terre mouillée, ou pour respire cet air humide?
Avez-vous prit cinq minutes pour pousser les rideaux et regarder ces larmes venues du ciel s'abattrent sur les routes?
Moi, Mathilde, à l'automne de mes seize ans, je vous conjure de me laisser du temps, pour observer, profiter, et enseigner aux plus jeunes l'art du monde bisounours.
Du temps pour réfléchir à ce que je suis, avant de découvrir ce que je veux devenir.